Les autres textes de La Réunion

Les autres textes des participants réunionnais


Aïdée Aristangele, Natacha Ahamadi
Mission locale Est, 97470 Saint-Benoît
Animatrice : Véronique Moutanin

 

r31LIBERTÉ DE « MÉTISSER » !

Une histoire un peu fada vous direz, mais vraie.
Née à Mayotte, elle quitte son île en 2000, pour s’installer à La Réunion avec sa famille.
Dans ses souvenirs,  cette petite case et le bruit des drachers sur la tôle en saison des pluies.
Elle a 16 ans, quand elle rencontre un jeune vigousse qui deviendra son compagnon de vie.
Lui Kréol métis de culture hindou, elle Mahoraise de culture islamiste.
De cette relation, naîtront quatre enfants, tous seront baptisés à l’église.
Et oui ! Des vies remplies des richesses d’un métissage venu d’horizons différents.

 

 

l38CREUSOIS, MON BON CREUSOIS !

Comme chaque matin,
Le bon vieux père de famille se levait à l’aurore,
Pour aller travailler.
Ces jours-ci, il drachait à en rester au lit.
Comme à son habitude, il se rendit au dépanneur du coin,
Il ne résistait pas aux arômes qui s’y dégageaient.
Chatouillé, par l’odeur du creusois et de sa ristrette,
C’était son petit plaisir, comme pour se donner du courage et bien commencer sa journée.



Case à lire, Mission intercommunale Ouest, groupe Piton-Saint-Leu
Animatrices : Valérie Varcourt, Clarisse Aure, Stevenson Ramalingom

 
r9SUR UNE AIR DE TANGO

Une ristrette pour me booster dès l’aube,
Et lui, des épines plein la robe.
Une balade en forêt,
Dans un sentier, sous une dracher.
D’un air chafouin,
Nous commençons la battue au petit matin.

 

 

l7Le vignoble de Verneuil
Le champagné de Verneuil,
S’inspirant de la vigne
Pour écrire son recueil,
Se sentit vraiment digne
À travers toutes ces feuilles.
Une lumerotte pour éclairer ses lignes,
Des grappes de lettres, il y cueille.
Tel une poudrerie, poussé par le vent, il dessine,
Ses initiales, c’est la fin du recueil.



Jasmine Thomas
Case à Lire Souffle-Terre

Animateurs : Nolwenn Le Beller, Pierre-Nicholas Naranin

 
r35CARNAVAL SOUFFLE-TERRE

Pour la 5e édition de notre carnaval Souffle-Terre, le 6 février dernier nous étions en train de nous préparer, quand il s’est mis à dracher ! Tout le monde était inquiet, déçu : « allons-nous défiler ? » Mais à 17h35, la parade a démarré et la pluie s’est arrêtée tap-tap. Une ambiance de fadas régnait alors dans le village de L’Étang-Salé-les-Bains.

 

 

l12LE CHÂTEAU DE TURENNE

Moi, Reine Jasmine au parfum champagné, je décide d’implanter mon château de Turenne sur la côte de Saint-Leu, ce petit village réunionnais, afin de pouvoir dominer l’océan Indien nuit et jour.
Pour avoir une bonne vision du ciel étoilé, pour ne pas dépenser trop d’énergie et pour ne pas me faire repérer j’installerai des lumerottes. Et si, malgré cela, des assaillants venaient m’importuner, j’ai toujours sur moi la clé de la poudrerie car on ne tue pas la reine au château de Turenne.



Case à lire, Mission intercommunale Ouest, antenne de Saint-Leu
Groupe Saint-Leu : Juliet Bernard, Mathieu Irsapoullé, Sophie Staël, Michel Hérode, Frédéric René, Aminati Abdou

Groupe du Port : Naziah Merisy, Bernadette Lear, Ensa Attoumani, Merwann Mohamed, Bakary Angelard, Patrick Grondin Latchimy, Fatima Iliasse
Animatrice : Cyrielle Coisser

 

r13LE MALOYA

L’histoire se passe à La Réunion, au bord de la plage. C’est une rencontre entre deux personnages Cyrielle et Erwann lors d’une soirée Maloya.

– « Bonsoir. »
– « Bonsoir. »
– « Je m’appelle Erwann, Je viens de Lyon et toi ? »
– « Je m’appelle Cyrielle, je viens de Saint-Paul. »
– « Quel âge as-tu ? » dit Cyrielle.
– « J’ai 25 ans. »
– « Es-tu en vacances ? » dit-elle.
– « Je fais le tour du monde. Je suis un peu fada.
– « Kwé i vé dir fada ? »
– « Hein ? » répondit Erwann.
– « Ça veut dire quoi fada ? »
– « Fada ça veut dire fou. »
– « Get a li comment li kraz maloya ! » dit cyrielle.
– «  C’est quoi get a li ? et le maloya ? »
– « Regarde comment il danse le maloya, C’est une danse traditionnelle de La Réunion. Il y en a plusieurs sortes, il y a le maloya piqué ou encore le maloya cabaret. Là tu assistes à un maloya piqué autour du feu. »
Près de la fête, se trouvait une table bien garnie.
– « Tous ça me donne une faim de loup ! » dit Erwann.
Cyrielle répondit :
– « Il y a des grillades, rougail saucisses, carry poulet, cabri massalé, sauce citron et oignon, des grains, rougail bringel, zambrocal. Fais ton choix, prends une assiette et fais comme chez toi, assieds-toi pour manger. »
– « Où sont les couverts ? » demanda Erwann.
– « Non, nou mange ek la main ! »
Erwann souriant répondit :
– « Hum ! C’est bon, ça change de chez moi. Ici on mange bien et on danse bien ! Il y a vraiment une bonne ambiance, Quel est le nom de ces instruments ? »
– «  Kayamb, roulèr, djumbé, veux-tu essayer ? » dit Cyrielle.
– « Avec plaisir ! » dit-il.
– « alors, tu écoutes la musique et tu suis la musique. Sais-tu vraiment ce que signifie le maloya ? »
– « Non, explique-moi » dit Erwann.
– « Le maloya a des racines mozambicaine. Il est dansé à La Réunion depuis 1700. »
– « Ah ! j’en ai entendu parler, c’était une danse interdite.
– « Oui, c’était une danse interdite sous l’époque coloniale et marginalisée pendant la départementalisation » répondit Cyrielle.
– « En tout cas, ça donne envie de danser ! Nena l’ambiance ! C’est comme ça qu’on dit ? »
– « Oui ! tu parles bien créole, est-ce que tu veux danser ? » dit-elle.
– « Oui. »
Cyrielle lui dit alors :
– « Regarde comment je danse, suis mes pas. »
Erwann commence à danser.
« Très bien pour une première fois » dit-elle.
Tout à coup, il se mit à dracher.
Le conducteur de tap-tap qui participait à la fête leur proposa de les raccompagner chez eux. Pendant le trajet, le tap-tap tombe en panne. Le chauffeur va chercher de l’aide, tandis que pour Cyrielle et Erwann le temps s’est arrêté.
Trois ans plus tard, ils donnèrent naissance à une petite fille maloya.

 

r14LE MÉTISSAGE

Une histoire d’amour entre deux personnages, un Réunionnais et une zoreil : Marine et Sebastien.

Il faisait beau, le soleil brillait.
Sebastien était venu en ville de Saint-Denis pour acheter un costume pour un mariage. Il voit une boutique qui l’intéresse. Il entre dans le magasin et salut les vendeurs.
– « Bonjour. »
Il se promène dans la boutique et regarde les vêtements.
Soudain, son regard se fige. Il s’approche d’une vendeuse. Celle-ci se tenait au fond de la boutique. Elle avait de longs cheveux blonds et des yeux clairs. Sebastien lui demanda poliment un costume de mariage. Il tombe subitement amoureux. Ils se font la bise pour faire connaissance.
– « Suivez-moi, je vais vous montrez des costumes » dit la vendeuse.
Au lieu de se concentrer sur les costumes, il n’a d’yeux que pour elle. Sebastien dit alors :
– « Je peux vous inviter à boire quelque chose ? »
– « Oui, après le travail, je finis à 18 heures » répondit Marine.
– « Ok, je passerai te prendre. »
Ils vont faire connaissance dans un café au Barachois, autour d’une ristrette. Marine, curieuse, demande à Sebastien si le costume qu’il a acheté est pour son mariage.
Sebastien répond :
– « Non ! C’est pour aller au mariage d’un ami ! D’ailleurs veux-tu m’accompagner ? »
Marine répond :
« Bien sûr que je vais t’accompagner ! Avec plaisir ! »
Les deux nouveaux amis restèrent en contact jusqu’à leur prochaine rencontre. Le jour du mariage, les deux amis se retrouvèrent. C’était un beau mariage réunionnais traditionnel, avec cortège à pied, suivant la charrette des mariés. Arrivés à la salle verte, un orchestre de musiciens battait déjà le rythme du séga. Sebastien dit alors :
« Allons danser ! »
Marine répond :
« Je n’arrive pas à danser le séga Sebastien ! »
Il lui dit : « Ne t’inquiète pas, je vais te montrer ! »
Ils dansent alors ensemble, à la lueur des lumerottes. Après s’être bien amusés, ils vont s’asseoir et parler de leurs projets.
Sebastien demanda à Marine :
– « Parle-moi de tes projets. »
– « Moi j’envisage une relation sérieuse. J’aimerais rencontrer mon prince charmant et fonder une famille, et toi ? »
– « Mon rêve à moi, c’est de devenir papa. »
En tenant les mains de Marine, Sebastien déclara :
– « Ça ne fait pas longtemps qu’on se connaît, mais je dois t’avouer que je suis tombé amoureux de toi. »
Marine rougit. Elle lui dit :
– « Je dois aller voir ma famille en Métropole. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance. Je pourrais alors te présenter à la famille. »
Sebastien accepta avec enthousiasme. Ils partirent tous les deux en Métropole. Ainsi, de retour à La Réunion, l’union de leurs deux cultures engendra un beau métissage. Ils se marièrent et eurent de beaux bébés métis.

Lexique:
Zoreil : à La Réunion, nom donné aux personnes d’origine métropolitaine.
Séga : danse traditionnelle.
Salle verte : salle de réception avec une décoration traditionnelle.



Nathanaël Thermea
EPEI Saint-Denis
Animateur : Hamid Larbi

 
r45Je suis venu dans un foyer quand je suis sorti de prison, quand je suis arrivé j’ai vu le graff.
Cela m’a plu car il y avait des mots comme Courage et Heureux.
J’aime respirer la nature et dans cette nature je vois des tortues.
Je crois qu’elles sont malades, vite il faut alerter les vétérinaires.
Ils sont deux, elle et lui, et ils l’ont guérie.
Maintenant il est tard je n’ai plus d’autre choix que d’aller chez le dépanneur pour manger quelque chose.

 

 

l29J’ai pris cette photo, j’aime la nature et la forme particulière de cet arbre.
Quand je suis à Saint-Louis, je respire le bon air. J’ai peur de la poudrerie si le dépanneur est fermé pour acheter un parapluie.
Même s’il drache beaucoup dans les hauts de Saint-Louis, j’aime mon île avant tout.

 

 

 

 

 

 


 

Mickaella Balbine, Séphora Casal, Honorine Turpin
MLDS – Lycée Roland-Garros, 97430 Tampon
Animatrice : Rita Grondin

 
r18NATURE ET SENTIMENTS

À la sortie du lycée, Laura devait rentrer chez elle. Mais ivre de liberté, elle aimait se promener sur la côte sauvage.
Ce lieu est privilégié par les visiteurs et les familles pour le pique-nique, mais surtout par les amoureux de la nature sauvage où se sont rencontrés, il y a fort longtemps, deux éléments opposés : le feu et l’eau.
L’eau de cet océan d’un bleu presque permanent et le feu du volcan de La Fournaise, régulièrement en activité.
Laura aime entendre le bruit des vagues rugissantes venir ronger cette côte noire déchiquetée. Elle aime voir monter vers le ciel bleu, la mousse blanche et dentelée des vagues sur la falaise.
Elle aime voir les quelques pêcheurs accrochés sur les caps, attendant patiemment que des poissons viennent mordre à l’hameçon.
Elle aime, pieds nus, fouler le gazon doux et humide, frais dans le sentier qui longe cette côte.
En elle, une foule de sentiments explose. Perdue dans son besoin de solitude, elle s’assied à même la pelouse, face à la mer et écoute le vent souffler doucement dans les feuilles des vacoas, le choc de l’eau sur la roche, les piaillements des oiseaux, les chuchotements des amoureux qui se promènent sous les rangées de filaos.
Le temps passe vite, trop vite.
En sursaut, elle se lève, il fait presque nuit, elle est seule sur le cap.
Au loin en mer, des lumerottes annoncent la présence de pêcheurs dans leurs barques.
Là, elle s’affole, seule, sans téléphone pour appeler ses parents qui doivent sûrement s’inquiéter.
Il faut dire qu’il n’y a pas si longtemps, elle avait fugué, à cause d’un garçon. Et elle sait qu’elle avait fait de la peine à sa famille, ses amis.
Mais aujourd’hui, non, elle est bien. Elle n’a pas de raisons de recommencer, juste un besoin de solitude, de se retrouver seule face à ces éléments.
Mais, depuis ce matin 6h30, elle a quitté son domicile, et là à 19h30, elle n’est pas rentrée.
Et malheureusement, il commence à dracher, elle n’a rien pour se protéger. Pourtant, elle sait que dans cette région, la pluie est très fréquente.
En courant, elle quitte la falaise et se dirige vers la route principale. Elle veut trouver une maison, appeler, expliquer sa situation, et prévenir ses parents.
Elle est déjà trempée, son tee-shirt colle à sa peau, heureusement que l’eau de la pluie est tiède.
Enfin, au loin, elle aperçoit une lueur, une case créole, il y a des gens. Elle fonce malgré la pluie, la boue qui colle à ses baskets.
En arrivant dans l’allée, sous la véranda, le poste de radio des gens est allumé. C’est la radio Ferreront. Elle reconnaît la voix de la speakerine.
Elle entend son prénom, elle tend l’oreille et appelle en même temps. Une petite dame sort de sa cuisine et vient vers elle, surprise.
Elle fait signe à la dame d’écouter sa radio et toutes les deux, en silence entendent :
« Elle a 16 ans, elle mesure 1m 65, des longs cheveux noirs ondulés, des yeux marron clair, elle est vêtue d’un jeans bleu foncé, un tee-shirt gris, et des chaussures de sport noires. Si vous l’avez croisée, s’il vous plaît, appelez la gendarmerie ou la radio. Nous vous laissons notre numéro de téléphone 0692… C’est notre petite fille on l’aime fort, on a besoin d’elle, elle a besoin de nous ; Merci d’avance pour votre aide. »
Laura éclate en gros sanglots, et dit : « C’est de moi qu’on parle, je ne l’ai pas fait exprès, s’il vous plaît, aidez-moi. »
La petite dame a vite compris la situation, elle la rassure et la fait entrer dans la maison.
Pendant que Laura se sèche, la dame appelle les parents. Laura se saisit du téléphone et en pleurant, elle rassure sa mère qui est au bout du fil.
La scène est tellement attendrissante que même la dame laisse couler ses larmes.
En attendant la venue de ses parents, Laura avale une tisane chaude.
Les parents heureux de retrouver leur fille n’arrêtent pas de remercier la charmante petite dame.
Laura leur raconte ce qui s’est passé et présente ses excuses pour toutes les tracasseries occasionnées.
Elle sait qu’elle a fait de la peine à tout le monde, mais elle sait aussi que plus jamais cela se répètera. Elle les aime trop.
Cet événement à fait comprendre à Laura l’importance de l’amour familial.
Laura est rentrée chez elle, mais elle a gardé contact avec cette petite dame qui est devenue sa mamie de cœur.

 

l12LE CŒUR A SES RAISONS…

Ces temps-ci mademoiselle Honorine semble rêveuse. Si jeune, si exotique, on pouvait voir dans ses yeux toute la splendeur de son île.
Ristrette à la main, petite princesse confortablement installée dans la grande salle de l’immense château de Turenne, elle est loin, loin, à mille lieux de cette place. Elle se revoit, se promenant, pieds nus, sur le sable tiède, les vagues venant mourir à ses pieds. Au loin, dans cette eau si bleue, un petit bateau, filant à vive allure. Sûrement un pêcheur pressé de rentrer au port pour livrer son poisson fraîchement pêché.
Accrochée à ses souvenirs, elle entend encore le bruit du tap-tap qui passe, elle sent encore les parfums des fleurs de l’ylang-ylang.
Un claquement de porte….Mademoiselle Honorine sort de ses rêveries, elle se lève pour voir ce qui se passe tout autour d’elle. Telle une fée dans sa longue robe émeraude balayant le parquet vernis, Honorine ouvre grand les volets de sa chambre. Elle aspire un peu d’air. Des odeurs nouvelles éclatent dans son cerveau, elle n’a pas assez d’yeux pour admirer le paysage, ces vieilles pierres du donjon, chargées d’histoire, ces arbres différents. Elle décide alors de se changer. Elle enlève et range précieusement sa robe de princesse.
Pour aujourd’hui, fini les rêveries.
Dans son île, simple fille d’une couturière, elle rêvait de vivre dans un vieux château.
Aujourd’hui, son rêve est en partie réalisé, elle s’y trouve.
Après des études et une rencontre avec un jeune homme du Limousin,
Elle est guide touristique.
De temps en temps, elle s’habille comme les gens qui y vivaient à une certaine époque.
Maintenant, souvent elle retourne, en pensée, à ses premières amours,
Son île natale, l’île de La Réunion, sa famille, ses amis laissés là-bas.
Mais son cœur est ici dans cette charmante région, et elle y a amené des rayons du soleil des îles.



Hatibou Assani Mari, Thomas Berile, Kalim Halidi Soufou, Djamilou Inssa, Lyndsay Larivière, Jordan Lefranc, Adina Yssouf, Marie-Julienne Michel, Océane Grondin, Jasmine Vitta
MLDS – Classe Prépa Foquale Adaptée du collège J.-Bédier à Saint-André

Animatrice : Suzie Alizé

 
r15ROLAND GARROS

Roland Garros raconte l’histoire du haut de son piédestal. Je me rappelle, un samedi soir, c’était lors du marché de nuit au Barachois. La route fermée pour cet événement était rempli de monde à foison. Des marchands ambulants avaient posé leur stand de chaque côté de la route. Les uns proposaient des fruits et légumes de leur jardin, les autres des spécialités culinaires ainsi que les « bouchons », « samoussas », « kebab », des vêtements… Les enfants s’amusaient sur les manèges et carrousels. C’était bon de voir ma ville aussi animée et illuminée le soir.
Parmi eux, deux étudiants, Kévin et Aline découvraient cet endroit. Aline était en vacances sur l’île. Il achetait des samoussas et bouchons afin de les faire découvrir à son amie. Assis près des canons qui scrutaient l’horizon, ils dégustaient ces amuse-bouches en regardant les vagues venir mourir sur les galets.
Tout à coup, il dracha puis un vent très violent souffla sur le littoral. Les feuilles des palmiers se courbaient sous ce souffle. Dans le marché, chacun se mettait à l’abri sous son chapiteau. Tandis qu’une table remplie de letchis et de pirayas s’écrasa au sol, une mère cherchait son enfant.
« Aline, où es-tu ? » cria-t-elle inquiète.
Entendant son prénom, Kévin et Aline se retournèrent et voyant la mère affolée, lui proposa leur aide. Tous les trois se mirent à chercher la petite perdue. Ils allaient de stand en stand pour interroger les gens. Voyant un camion de dépannage au milieu de la route, ils se dirigèrent instinctivement vers l’engin. Kévin, intrigué, contourna le camion et vit un attroupement. Un chapiteau s’était écrasé sur deux personnes. Il courut porter secours. À ses côtés, le dépanneur faisait de même.
Tous se mirent à soulever les portants du chapiteau. On découvrit une dame tenir une enfant dans ses bras. Elle la protégeait de la chute de l’énorme monstre d’acier. La mère venait de retrouver son enfant. Avec amour, elle l’étreignit, puis remercia les sauveteurs.


l39CHÂTAIGNES

Cette histoire se déroule près d’une forêt. Solange et Marie, sa petite fille vivaient dans une petite ferme.
Un jour, elles décidèrent d’inviter quelques amis pour le dîner. Le choix de faire une soupe à la châtaigne était unanime. Toutes les deux partirent en forêt pour ramasser les fameux fruits. Solange ne négligea pas d’apprendre à Marie le plaisir d’aller ramasser les fruits du châtaignier. C’était une tradition dans la famille.
Solange souhaitait que Marie sache cuisiner ce plat délicieux. Il lui fallait donc la guider pour les étapes de la préparation. Après avoir épluché les châtaignes, la jeune fille se rendit compte qu’il lui manquait un ingrédient important pour confectionner ce délicieux repas.
« Va rendre visite à notre voisine, la laitière et demande lui de te vendre une louche de crème fraîche » dit Solange.
Celle-ci s’exécuta. Dès qu’elle passa le pas de la porte, il dracha à l’extérieur. « Quel mauvais temps » pensa-t-elle. « Un temps à ne pas mettre un pied dehors ». Regardant par la fenêtre, elle vit que le cerisier avait perdu ses fruits et que ceux-ci formèrent un tapis au sol.
Elle revient à sa soupe et commença la préparation. Elle suivit les instructions à la lettre. La soupe mijotait depuis quelques minutes qu’une bonne odeur de châtaigne imprégnait la pièce. Le voisin, attiré par cette délicieuse émanation, se retrouva sans le comprendre, accoudé à la fenêtre de la cuisine.
Lorsque Solange se retourna, elle fut si surprise par l’homme, qu’elle recula d’un pas. Remise de ses émotions, elle l’invita à prendre une ristrette bien chaude. Le voyant si intéressé par ce qui se passait dans sa cuisine, elle lui proposa de partager leur souper.



Iris Abner, Gékilanne Amaranthe, Clément Laterrade, Tanya Gravina, Ivanhoé Tacite, Estelle Delblond, Laurine Rocrou, Yvanna Velprat, Alice Moreau, Olivier Élie, Lucinda Cartaye, Aurore Clain, Brenda Itema, Grégory Alex, Belhadje Ali, Brandon Lallemand, Allan Taylamee, Dyabarlen Cartaye, Damien Chereau, Kévin Mineias, Dany Magdeleine, Benjamin Zuiderzee, Lionel Enilorac, Vasanta Dourouguin, Kérane Assérenou, Delphine Lauret, Mélissa, Bryan Vesoul, Irdin Mouini
MLDS – Classe Prépa Foquale Adaptée du lycée professionnel de Vue-Belle, 97422 Saline-les-Hauts
Animatrices : Christine Barret, Géraldine Poudroux

 

r30r29

 

 

mots_croises_1

mots_croises_2

mots_croises_3

mots_croises_4

mots_croises_5_a

mots_croises_6

grille_reponses.jpg


mots_croises_1_a

mots_croises_2_a

mots_croises_3_a



mots_croises_4_a

mots_croises_5_a

mots_croises_6_a


Iris Abner, Clément Laterrade, Tanya Gravina, Laurine Rocrou, Vasanta Dourouguin, Delphine Lauret, Yanis
MLDS – Classe Prépa Foquale Adaptée du lycée professionnel de Vue-Belle, 97422 Saline-les-Hauts
Animatrices : Christine Barret, Géraldine Poudroux

 

photo_concours_clafoutisLE CHAUDRON DE GRAND-MÈRE KAL

Il était une fois une femme surnommée « Grand-mère Kal » qui vivait dans le volcan : plusieurs rumeurs circulaient ainsi que des mythes.
On l’a considérée comme fada, elle achetait souvent des chaudrons lors des marchés ainsi que des herbes en tout genre avec des marchands douteux.
Elle se servait de ses chaudrons noirs de suie pour la préparation de ses potions, pour soigner les différents maux et maladies, qui prenaient beaucoup de temps à mijoter et qu’elle remuait avec deux longs batons de bois.
Mais toutes ces rumeurs qui couraient sur elle, la rendait chafouin en particulier celles qui parlaient d’enlèvement d’enfants et de maladies bizarres.
Elle décida donc de s’enfermer dans sa maison seulement éclairée par une lumerotte pour préparer des breuvages servant à empoisonner et faire du mal aux gens.
Elle inspira désormais la peur, la crainte. Plus personne n’osait sortir le soir de peur de la croiser sur son chemin, arpentant les sentiers avec son chat noir à la recherche de sa proohaine victime car si vous aviez le malheur de lui demander
– Grand-mère, quelle heure il est ?
Et qu’elle vous répondait : « Minuit »… Alors le malheur s’abattait sur vous !!
Malgré sa mort, la légende prétend qu’à minuit, le soir d’Halloween, le 31 octobre, on peut encore la voir se promener sur les pentes du volcan ou sur les plages de l’Ouest.