Les autres textes du Limousin

Les autres textes des participants limousins


Laëtitia Conte, Maryline Labrousse, Didier Naneix, Karine Gaillard, Frank Dall’osto, Carole Hamousin, le groupe préparatoire, Tristan d’Achery, Aziz Zouggar, Crhistophe Rebiffe, Dominique Petipas, Jérôme Beaugrand, Lucien Bianco, Thiérry Hacualt
APSAH, 87700 Aixe sur Vienne
Animatrices : Dominique Grousselas, Marie-Pierre Darthout

 

r17LA MER ET SES PALMIERS

Juliette vit à La Réunion, au détour d’une promenade, elle tombe sur ce petit coin de paradis qu’elle ne connaissait pas, la mer entourée de palmiers et de verdure, elle s’installe confortablement sur le sable, tout près de la mer pour sentir l’eau sur ses pieds, elle ferme les yeux et elle commence à rêver à son futur projet.
Elle croise sur sa route lors de sa balade, un bar prénommé « Petit Paradis et ses palmiers », un dépanneur lui offre un cocktail maison.
Elle contemple depuis la terrasse, la mer et ses vagues qui déferlent sur les rochers, une brise de vent souffle sur ses joues et lui procure une sensation de bien-être qui lui donne envie de se laisser porter par la musique entraînante du bar.
Un champagné l’invite à un dîner avec des personnalités pour qu’elle leur présente son projet de construire un hameau d’hiver à cet endroit pour les touristes venant d’ailleurs, qui veulent lors de leur séjour, se ressourcer.

(Laëtitia Conte)

 

l6IL ÉTAIT UNE FOIS DES FEUILLARDIERS

Un après-midi d’été sous une chaleur écrasante, me promenant sur les chemins de campagne du Limousin, je vis d’étranges cabanes. Je m’arrêtai pour parler aux personnes présentes :
– Bonjour, puis-je vous demander de me parler de ces cabanes ?
– Bonjour, oui bien entendu, ces cabanes sont fabriquées avec des jeunes pousses de châtaignier.
– Mis à part les cabanes, vous confectionnez d’autres choses ?
– Oui, nous faisons des paniers en osier, en voici un que je viens de terminer : il est pour vous.
– Oh merci beaucoup, c’est très gentil à vous. Et comment vous surnomme-t-on ?
– On nous surnomme « Les feuillardiers ».
– Je vous remercie de vos renseignements. Je vous souhaite une bonne journée. Je reviendrai pour que vous me montriez comment faire.
– Avec plaisir, vous revenez quand vous voulez, je vous initierai à ce beau métier manuel. Bonne journée à vous aussi.
Le jeune vigousse se remet à travailler le châtaignier pour faire un magnifique panier.
Un soir d’automne, lors d’une balade sur les chemins de notre belle région, je revois par hasard, le jeune vigousse et lui demanda de m’apprendre ce métier. Je fais de belles créations et me voici à mon tour une feuillardière.

(Laëtitia Conte)

 

l7Fada, notre ami chafouin,
S’efface dans un coin
Pour ne payer point.
Nous continuons notre chemin.
Un détour se fait,
Jusqu’au village éloigné
Où j’ai perdu mes quenottes.
Et usé mes fonds de culottes.
Cette promenade nous a permis de vagabonder.
Émerveillée de les voir étonnés,
Nous avons passé une bonne journée.

(Maryline Labrousse)

 

r28LA VANILLE

Là où nous sommes partis en voyage
Aux anges, après avoir déposé les bagages
Vacances dépaysantes, savoureuses
A la piscine reposante, aux parfums d’orchidée
Nous passons des moments agréables à déguster
Des glaces et des gâteaux aux saveurs vanillées
Ile aux belles plages inoubliables
Les baleines nagent dans les bleus lagons
Les lumerottes suspendus aux balcons
Et nous participons à de merveilleuses  animations.

(Maryline Labrousse)

 


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MOCASSINE ET LA VACHE

MOCASSINE, gentille petite chaussure éprise de liberté quitte son foyer et part en promenade dans la verte campagne. Chemin faisant, dans un pré, elle aperçoit de belles vaches en train de paître.
– Si j’allais les voir ? se dit-elle.
Aussitôt dit aussitôt fait, la voilà qui franchit la barrière et s’avance vers les vaches.
– Bonjour, Madame la vache ! Je suis MOCASSINE !
– Bonjour Mocassine, moi je suis LIMOUSINE !
– LIMOUSINE ?
– Meuh, oui une bonne grosse vache limousine.
– Sais-tu que moi aussi je suis une limousine ?
– Ce n’est pas possible avec tes airs anglo-saxons !
– Tu vois, je suis née à Limoges et ne l’ai jamais quittée.
– Alors là tu m’étonnes !
– Mon « papa » ou si tu préfères mon « Geppeto » est lui aussi un pur produit du terroir.
– Il est au courant que tu te trouves là avec moi ?
– Non. D’ailleurs je vais rentrer pour ne pas qu’il s’inquiète.
– Non ! Reste encore un peu, on n’a pas souvent l’occasion de voir des « gens » de la ville. Raconte-moi un peu plus sur toi.
– Je suis née à Limoges des mains de « Geppeto » dans un atelier de cordonnerie. Mes sœurs et moi, nous chaussons des champagnés du monde entier. Comme nous sommes entièrement en cuir, nous n’aimons pas trop quand il drache trop fort. Malgré tout, nous sommes extrêmement solides et confortables.
– Vous êtes en cuir ?? Si ça se trouve, c’est quelqu’un de ma famille qui a fourni sa peau pour te confectionner !! Je suis fière de savoir ce que je risque de devenir quand la vie ne voudra plus de moi.
– C’est gentil de ta part Limousine de réagir comme ça.
– Tu sais, on fait aussi bon usage de ma viande.
– Je ne savais pas mais au moins aujourd’hui nous avons beaucoup appris l’une sur l’autre. Bon je te laisse ma nouvelle amie et si « Papa » n’est pas trop fâché après moi à cause de ma petite escapade, je tacherai de revenir te voir. À très bientôt Limousine
– À bientôt Mocassine.
MOCASSINE repartit donc retrouver son « Papa » qui fut bien content de la voir rentrer car depuis quelques temps il ne peut plus fabriquer de MOCASSINE… Mais cela restera un mystère pour vous…

(Didier Naneix)


r11MIXITÉ

Oiseau de liberté
Oiseau de mixité
Mains tendues vers la liberté
Mains tendues vers la mixité
Ciel bleu sans nuages
Fleur blanche sur sa branche
Peau blanche
Peau noire
Toutes unies pour plus d’espoir
Mélange des couleurs il faut y croire
Champagné dans son costume
Ouvrier et ses coutumes
Blancs, noirs tous égaux
Blanc, beau comme l’oiseau
Noir, blanc comme la fleur.

(Didier Naneix)


l31DANSE TRADITIONNELLE DU LIMOUSIN

À l’époque de mon enfance
Je me souviens d’une danse
Qui existe encore,
Qu’on appelle le folklore.
Ah ! Quelle belle tradition du Limousin !
Admirée parfois par des chafouins
Danse accompagnée d’anciens instruments
Et habillée de beaux vêtements.
Musique de cambrousse
Jouée sur des rythmes vigousses
Dans une ambiance décontractée.
Il ne nous reste plus qu’à marcher, tourner, sauter !
Les costumes virevoltent
Sous de belles lumerottes.
Le folklore nous rassemble,
Nous permet d’être ensemble.
Voilà le secret d’un spectacle plein d’émotion,
Le folklore une belle création.

(Karine Gaillard)


r16L’ARBRE FLAMBLOYANT

Dans cette île aux couleurs variées, 
Tous ces habitants étaient captés,
Par cet arbre aux fleurs rouges écarlates,
Et n’avaient qu’une hâte
Se reposer sous sa couronne
En forme de parasol
Et quand l’heure sonne
Les fleurs de l’arbre au tronc noir s’envolent
Toi, donnant sur l’océan éparcé
Jusqu’au petit marché,
Tu nous donnes ton habit de fleurs,
Qui nous apporte du bonheur,
En ce mois de fêtes si parfait,
Dont tu pourrais être le reflet
D’une jolie petite lumerotte.
Qui nous conduit à nos hôtes.

(Karine Gaillard)


l5L’ARBITRE, SAINT ÉLOI ET L’ABBAYE

Il était une fois un arbitre du Pays Basque,
Faisant escale dans le Limousin.
Chemin faisant en ce jour où il drache,
Il fit halte à Solignac,
Attiré en passant devant l’abbaye
À la tombée de la nuit,
Par ses lumerottes éclairées,
Sacré saint Éloi, quelle bonne idée,
De ton rocher perché
D’avoir ton marteau lancé,
Pour la créer !!!!!!!

(Frank Dall’osto)


r15Au clair de la lune, mon ami Roland
J’ai pris ton avion, pour La Réunion
Ma lumerotte est morte, noir est l’océan
C’est vraiment fada, quelle expédition !!!!!!

(Frank Dall’osto)

 

 

l18LA VISITE DES GANTS

Au pays on n’utilise pas de gants sauf pour les réceptions, première communion, renonce et confirmation. En arrivant dans la région Limousin en décembre, il fait si froid que je décide d’aller m’acheter des gants, j’entre dans un magasin qui fabrique et vend des gants. Je dois essayer des modèles différents pour choisir quelle paire me convient le mieux. Finalement je peux faire mon choix, je vais en caisse payer mes achats. Lorsque mon regard croise celui de mon conjoint chafouin de loin en dehors de la vitrine du magasin en me faisant signe avec l’index faire attention de ne pas brûler sa carte bleue.

A an Fen nou choizi dè pi tan-la nou té an réyon-là sa. Nou ni mar. Nou allé visité catédra é jaden a limouzin. Apré nou visité monuman-là, nou allé fè vitryn a magazin-là, an ka konstaté kè nou an moi désanb, périzod a nwèl ou tout moun ka achté kado ba timoun a yo, i té ka fè tèl man fouèt ké propriété an nou té fouèt, nou antré a dan prèmié dépannè pli proch pou nou chofé an prènan on ti d’écolage.

(Carole Hamousin)


r20AUX TROIS CHUTES DU CARBET

Cette chute me rappelle la période de mon enfance quand mon père et ma belle-mère étaient marchands ambulants.
Un marchand ambulant c’est une voiture restaurant, mes parents préparaient la cuisine pour les touristes qui venaient visiter les chutes du Carbet. Ils pouvaient faire des randonnées, se baigner dans les chutes et ils avaient la possibilité de passer par les bois des chutes du Carbet pour visiter la Soufrière. Après la visite ou leur marche, ils venaient manger au marchand ambulant de mes parents qui préparait différents plats chauds, des accras de morue, le colombo de poulet et riz blanc, haricot rouge et riz blanc, ragoût de cabri, bokit au poulet, etc.

Quand c’était les vacances scolaires j’allais aider mes parents à travailler au chute du Carbet, je servais les clients, je me rappelle que mes parents les appelaient chérie doudou surtout ma belle-mère pour elle c’était la joie de les accueillir et les servir. Dès que j’avais un moment de libre je profitais pour aller me baigner dans la chute avec quelques amies qui venaient me rejoindre.

(Carole Hamousin)


l19Une vache

Deux assiettes
Trois châtaignes
Quatre émailleurs
Du kaolin
Un cœur
Un tap-tap
Une belle tapisserie d’Aubusson
Un château médiéval
Du rosé verneuillais
Le cul noir d’un cochon
Un massepain
Deux présidents de la République
Un autre tap-tap
Une forêt de feuillus
Une bruyère du Mont-Gargan
Un festival de l’humour et de la BD
Une équipe de rugby, des champions de basket
Un gâteau creusois
Un interrupteur, une prise de courant de chez Legrand
Six tracteurs, un pâté de pommes de terre
Un gant en cuir de Saint-Junien
Jean-Charles de Castelbajac
Une terre de résistance, un air pur, de beaux paysages vallonnés
Une chabrette, un émail, un dolmen, une cabane de feuillardier
La gare de Limoges, un cageot de pommes
Tristes vendredi 13 et année 2015
La frairie des Petits-Ventres, la rue de la Boucherie
Un ministre, une balade à Collonges-la-Rouge ou dans les monts de Blond
Trois départements
Une descente en canoë-kayak
Un service en porcelaine, un haras national,
L’abbaye de Solignac
Un tableau peint à Crozant
Éric Rohmer, Auguste Renoir
Une paire de chaussures Weston
Un mémorial des Ardents
Une tour de Merle, une cascade de Gimel
Des lacs, des loups, un troupeau de moutons
Un accordéon et Coco Chanel
De verts pâturages, les pierres de Masgot
Des villages martyrs, un festival de la Francophonie
Une potée limousine, une randonnée en ski de fond
Et…
Cinq ou six tap-tap
Des madeleines bébé
Des parfums boisés, des odeurs musquées et des saveurs d’antan
Le goût des autres et du terroir
Un air pur, un environnement sain et la COP 21
Liberté, égalité, fraternité
Jérôme, Benoît, Angélique, Lucien et Noura
Laetitia, Tristan, Frank, Fatima
Karine, Thierry, Carole, Nuri, Maryline
Nathalie, Didier, Bruno, Dominique
Et aussi Christophe et Aziz
Un pays où il fait bon vivre
Un voyage imaginaire et un inventaire à la Prévert
Une nouvelle histoire bientôt à compléter
Avec un Poitevin, un Aquitain et un Charentais
Et…
Plusieurs tap-tap

(Groupe préparatoire)


l14ORADOUR-SUR-GLANE

En allant un jour en balade en tap-tap dans le Limousin avec mon ami Dominique, nous nous sommes arrêtés dans un village qui se nomme Oradour-sur-Glane. Nous sommes partis découvrir ce qu’il y avait à l’intérieur de ce village. Nous sommes arrivés devant l’entrée de l’église. Il y avait des morceaux de brique par terre… Il y avait aussi une cloche fondue à droite de l’entrée. Dominique et moi-même avons discuté de ce qui était arrivé.
Nous nous sommes ensuite dirigés le pas lourd vers le mémorial. Là-bas, nous avons pu consulter des photos et aussi des documents.
Nous avons alors pris conscience de toute l’atrocité : tous ces monuments qui ont été détruits, toutes ces personnes qui vivaient tranquilles et qui ont été tuées…
Oradour-sur-Glane a été détruit par les allemands le 10 juin 1944.
C’est avec une immense tristesse que Dominique et moi sommes repartis.

(Tristan d’Achery)


r16L’ARBRE FLAMBOYANT

Un jour en arrivant en tap-tap sur l’île de La Réunion, j’ai vu un arbre qui était magnifique devant la plage, je l’ai regardé pendant quelques minutes et j’ai demandé à une personne de La Réunion, quel était le nom de cet arbre et il m’a répondu, que le nom de cet arbre est le flamboyant. J’ai demandé de nouveaux à la personne quelle était l’origine de cet arbre, et il m’a dit que le flamboyant est un arbre d’origine tropicale et il vient de Madagascar et ensuite, je suis allé me balader sur l’île de La Réunion.

(Tristan d’Achery)


photo_concours_clafoutisFada que je suis, je me trouve partout, j’arrive de loin, Je porte en moi un  jardin  où j’expose mes espoirs et mes haines, mes désirs  et mes peines.
Je vous invite à y accéder et tout y partager sans être jugé.
C’est lui qui lumerotte ma route et dicte ma trajectoire,  il est vert tel un arbre généalogique il a aussi un fond archéologique. il a choisi ce coin pour être mon patelin.
Il me fait voyager dans les temps, sa porte s’ouvre à mon sommeil et se ferme à mon réveil.
Un rêve me rappelle qu’un homme en moi multiple et caméléon sera mon compagnon.
Nous voyagerons à travers toutes les cultures et nous goûterons leurs désirs.
Nous découvrirons leurs gloires et leurs boudoirs, leurs histoires et leurs mémoires.
Nous traverserons les terres du Limousin pour transmettre un message de simple espoir.
« Paix et  fraternité » est notre devise, c’est ce qui est écrit dans notre sainte église.

(Aziz Zouggar)


r2J’aurais aimé voir votre visage
L’échange est mieux sans camouflage
Vous avez peur du piratage
Nous on l’a vu sous le nuage
Vos lèvres sont natures sans maquillage
Vos yeux grands et larges et c’est de l’amour qu’ils dégagent
Votre nez pointu comme la plupart de ceux de votre village
Vos cheveux noirs et lisses ressemblent à ceux du Christ
Les paysages qui vous entourent
Nous racontent votre parcours
La terre vous a offert la couleur
Les arbres de la grandeur
La rivière ressemble à votre mari
Elle vous a vue sans sari
Elle a envoyé votre odeur dans les safaris
Pour arroser les arbres assoiffés
Elle arrive à me dracher
Pour me raconter des secrets en mots fléchés
L’avenir nous dira si la rencontre se fera
L’échange entre deux âmes enrichira 
Et si nous sommes fada on fusionnera 
Ma main est tendue
Pour une simple amitié
Si vous l’acceptez
Je serais heureux d’être contacté
Je me trouve et représente tous les visages
Et qui sais je serais l’un de votre village.

(Aziz Zouggar)


Doc3 - copieJ’ai fait trois fois le tour du monde avec mon tap-tap

et n’ai rien vu d’aussi joli,
ni entendu de plus belle musique au monde que la chabrette à Marine…
Je suis fada de Marine voilà mes amours
et je l’aimerai sans cesse…
Je suis chafouin de Marine voilà mes amours
et
je l’aimerai je l’aimerai toujours…
J’ai fait trois fois le tour du monde et par cette étape
j’me suis dit…
Allez !!!
Qui sème le vent récolte le tempo…

(Crhistophe Rebiffe)


r13Mèm si ou lé loin fada

Si ou lé pa coté moin
Mèm de lot’ coté d’la terre
Ou s’ra toujours dan mon kèr.
Mèm si ou lé loin,
Si ou lé pa coté moin
Comme un roulèr, un kayamb
Nous sera toujours ensemb’.
OY ! HEY !! JE SUIS chafouin…
Même si tu es loin
Si tu n’es pas à côté de moi
Même de l’autre côté de la Terre
Tu seras toujours dans mon cœur.
Même si tu es loin,
Si tu n’es pas à côté de moi
Comme un rouleur, un kayam.

(Crhistophe Rebiffe)


l12DÉCOUVERTE D’UN PETIT VILLAGE EN PAYS LIMOUSIN

Turenne, le 21 septembre 1961

Mon cher ami,

En cette fin d’été et sous une pluie battante, j’errai avec mon véhicule en terre de Corrèze dans la région limousine, lorsque soudain j’aperçu sur les hauteurs d’une colline, un petit village qui attisait ma curiosité.
Je décidais de visiter ce lieu qui m’attira, je ne saurais dire pourquoi.
J’arrivais tranquillement à quelques mètres de celui-ci lorsque je vis son nom. Oh ! Stupéfaction ce village s’appelle Turenne.
Je sais maintenant pourquoi il m’attira, « en effet, je sais et je vais, te le raconter », mais avant je vais allez chez le dépanneur pour prendre quelques rafraîchissement.
Ce magnifique village du Limousin, situé à quelques kilomètres de Brive-la-Gaillarde, est en relation directe avec mon passé.
Ce village était propriété de La Tour d’Auvergne (qui vendit son fils Henry de La Tour d’Auvergne au roi Louis XIII pour cause de dette de jeu. Celui-ci sous l’aile du roi, est devenu Vicomte de Turenne et Prince de Sedan dans les Ardennes ma ville de naissance et de cœur.
J’avais trouvé le lien qui m’attira à cette colline et même sous une bonne drache je m’y suis promené et ressourcé.
Comme quoi mon ami, le monde est bien petit.
Je te salue mon ami et te dis, à bientôt nous rencontrer.

(Dominique Petitpas)


r7OH FADA !!! QUE NOUS FAIS-TU LÀ ?

Oh ! Toi, pourquoi ce choix,
Je ne comprends pas.
Cette boîte de je ne sais quoi ?
Pour représenter ton chez-toi
Est-ce un message,
Pour prévenir des sauvages !
Des déchets qui s’accumulent sur le rivage
Et ternissent ce beau paysage.
Toi Réunionnais, si tel est ton choix,
Je suis avec toi pour t’aider à réparer cela.
Nous traquerons ces scélérats,
Et les mettrons sur leurs tas de déchets.
Mon frère, Réunionnais sur ton joli caillou
Dont je suis jaloux
Je suis chafouin de voir ces détériorations
Salir cette belle île de La Réunion.

(Dominique Petitpas)


l9Au temps de mon enfance, au moment des périodes froides ma grand-mère me racontait en faisant la cuisine que pour bien grandir il faut manger de la soupe.

Elle me contait une vieille recette de soupe limousine à base de chou facile à faire avec peu d’ingrédients.
Tout commence dans le jardin. En me regardant droit dans les yeux, elle me dit
« pour avoir un bon chou, il faut un sol fertile et qu’il drache un peu afin de favoriser la germination des graines. Faut aussi un peu de gros sel et du bicarbonate de soude, c’est tout ce qu’il faut ! »
Grand-mère me regarde en souriant et me dit : « nous allons refaire la recette comme lorsque j’étais enfant », et le soir venu je l’assiste dans la cuisine.
Avant le souper pour avoir l’ingrédient le plus frais possible, elle me dit :
– « Va chercher du chou ! Et prend donc une lumerotte pour voir plus clair ».
En remontant vers la cuisine, elle s’exclama :
– « Tu en as mis du temps ! »
– Oui grand-mère en cours de route ma petite lumerotte a fait des siennes c’est pour cela que j’ai mis du temps.
– « Trêve de plaisanterie continuons cette soupe » me dit-elle.
Pendant que j’étais dans le jardin elle a fait bouillir de l’eau dans un faitout en y joignant du gros sel accompagné d’une petite pincée de bicarbonate de soude.
Grand-mère prend le chou et le verse dans le récipient. « C’est bientôt prêt » me dit-elle.
Dans combien de temps la soupe sera-t-elle prête Mamie » ?
– « Sois patient il faut attendre 8 minutes pour pouvoir déguster ce petit met. »
En attendant que ce soit prêt, je sors les bols. En me regardant, elle me fait remarquer qu’avec peu de chose on peut faire une bonne petite soupe.
« À table c’est prêt ! »

(Jérôme Beaugrand)

 

l30LE PÂTÉ DE FADA

J’ai découvert ce pâté de fada dans la région du Limousin.
C’est là d’où il est originaire. Ce pâté m’a été réalisé par Benoît
Ce chafouin de la gastronomie limousine. Il est réalisé avec une
Délicieuse pâte feuilletée de magnifiques pommes de terre du Limousin
Un peu d’ail de persil de poivre et un petit peu de crème fraîche et le
Tour est joué. Il peut aussi bien être consommé en entrée qu’en plat
Principal et être accompagné d’un magnifique vin rouge
viguousse qui est considéré comme l’un des meilleurs vins du Sud-Ouest.

(Lucien Bianco)

 

r15L’AVIATEUR

Je vis l’époque des précurseurs : c’est la période qui se termine au début du XVIIe siècle et au cours de laquelle des hommes imaginent des idées chafouines de manière plus ou moins réaliste de ce que pourrait être une machine volante. Cette période voit le début de la conquête de l’air avec de nombreuses tentatives de vols planés là où ça drache.

(Lucien Bianco)

 

 

 

 

 

À la nuit tombée
Je monte dans mon tap-tap
Pour aller me promener
Dans cette belle région du Limousin
Quand tout à coup, surgie de l’obscurité
Une petite ombre, c’est un gamin
Perdu dans le Limousin
Je lui propose de m’accompagner
Tout au long du chemin
Je lui demande « Qu’est-ce qui te ferait plaisir ? »
Il me répond « Pour cette année je ne désire plus connaître un Noël Solitude »
Je poursuis ma route
Lorsque j’arrive dans le centre de Limoges
Je m’arrête sur une petite place
Je coupe le moteur, nous descendons de mon tap-tap.
En ayant toujours les yeux fermés
Le gamin me donne la main
Je l’accompagne jusqu’à un petit muret
Je lui dis : « Et maintenant ouvre les yeux »
Le gamin surpris est ébloui :
Un sapin scintille,
Une mairie entièrement illuminée de couleur multicolore,
Je lui demande : « Mais au fait gamin comment t’appelles-tu ? »
Il répond : « Thierry »
Alors j’entends mon prénom et je me réveille
Quel fada je suis ! C’est moi qui suis dans ce rêve.

(Thierry Hacualt)

 

r11Libre comme l’air
Depuis plus de 300 ans
Sur cette île tropicale
Je suis très vigousse
Planer à toute vitesse
Pour observer le métissage
Ressentir l’arrivée d’un cyclone
Il ne va pas tarder à dracher !
Qui suis-je ?
Très populaire de l’île de La Réunion
Je suis là pour donner la joie de vivre,
La paix et le bonheur sur mon île.
Je suis le paille en queue.

(Thierry Hacualt)



Fabienne Robin, Georgette Devismes, Magali Simonnet, Michelle Château, ainsi que toutes les autres cerises de Clafoutis
Formatrice : Bernadette Lopez

 

photo_concours_clafoutisJ’habite depuis que je suis toute petite à la cité des Coutures. La gare des Bénédictins fait partie de ma vie. Il me suffit de monter quelques marches pour me retrouver sur son esplanade.
Notre gare est classée monument historique depuis le 15 janvier 1975. Certains disent que c’est la plus belle d’Europe, d’autres simplement une des plus belles de France.
C’est Roger Gonthier considéré, architecte avant-gardiste, à son époque, qui en a eu l’idée. 
Dans le hall, des vitraux, réalisés par Francis Chigot, représentent des feuillages, des châtaignes, des chênes et des glands, symboles de notre Limousin. Il y a aussi  quatre sculptures réalisées par Henri-Frédéric Varenne, représentant quatre provinces françaises : le Limousin, la Bretagne, la Gascogne et la Touraine.
À l’angle des façades sud et ouest, se dresse le campanile haut de 67 mètres  qui supporte l’horloge dont les quatre cadrans ont quatre mètres de diamètre, avec des aiguilles de 2,40 m. Visible d’assez loin, on peut regarder l’heure très facilement. Il se raconte qu’à une époque, les horloges affichaient deux minutes d’avance, pour faire presser les voyageurs.
Sa toiture en forme de dôme est en cuivre.
La gare des Bénédictins est une gare où il fait bon vivre. Même si je ne prends pas très souvent ni le train, ni encore moins le tap-tap, je m’y arrête souvent, pour écouter un morceau de piano. Mais aussi pour acheter des journaux au tabac-presse, ou même si j’ai un petit creux prendre un ristrette gourmand au buffet.
Depuis peu, une curiosité est installée dans le hall.  Un moyen très écologique, pour recharger les batteries de vos appareils multimédias : des vélos qui en quelques coups de pédales, en attendant le train, vous permettent de préparer votre voyage, sans crainte d’être déconnecté.
Quand on sort de la gare, on surplombe le jardin « Champ de Juillet ».
Très joli jardin, havre de verdure en plein centre-ville, Il est spacieux et disposé en plusieurs parties. Tout en haut, il y a un grand parking, sur lequel une fois par an, a lieu le salon du livre. Au milieu, une belle aire de jeux pour les enfants, et enfin dans le bas, une fontaine et un bassin avec vue sur la gare. Quand j’étais petite, on pouvait faire des balades à dos d’âne autour du bassin.

(Fabienne Robin)

 

r12Après une baignade, dans l’eau turquoise et chaude, je vais aller m’allonger, sous les cocotiers.
C’est la fin de la saison, les vacanciers sont rentrés chez eux.
Sur cette plage qui a l’air déserte, j’égraine le sable entre mes doigts. J’écoute le ressac du bord de l’océan, allongée sur le dos. Le coucher de soleil fait scintiller le sable comme des  lumerottes, et donne une couleur bleutée, à cette fin d’après-midi d’été.
Tout cela n’est qu’un rêve, je vis à Limoges, et la plage est loin, et mes couchers de soleil sont souvent pluvieux. Limoges est une ville où il drache  souvent.

(Fabienne Robin)

 

photo_concours_clafoutisLE BOUÉRADOU ET SON TOUPIS

Je vais vous parler du toupis et de son bouéradou. Le toupis est une sorte de marmite ronde et ventrue à sa base, elle s’évase en remontant pour former une encolure étroite. Elle repose sur trois pieds et elle est en fonte.
Le bouéradou quant à lui, est en bois. En fait, ce sont deux morceaux de bois polis dans le haut et comprenant des encoches dans le bas. Ces deux morceaux de bois sont reliés à la manière d’une paire de ciseau que l’on pourra articuler dans le toupis.
Bien, venons-en maintenant à la fonction essentielle de ces deux ustensiles. Le bouéradou et le toupis servent à l’épluchage ou plus exactement au blanchissage des châtaignes. Autrefois, dans les fermes, on occupait les soirées d’automne à cette activité. Dans la journée, les enfants en rentrant de l’école, avaient ramassé les châtaignes. Les plus chafouins mettaient même des bogues bien piquantes au fond des sabots de leurs camarades qui se piquaient les pieds en les enfilant. À la veillée,  assis autour de la cheminée éclairée par la lumerotte de la flamme, on enlevait la première peau des châtaignes. Puis on mettait de l’eau à bouillir dans le toupis et on y plongeait les châtaignes, avec le bouéradou que l’on activait, on enlevait la seconde peau.  Ces châtaignes étaient ensuite mise en bocaux et seraient consommées ainsi jusqu’à la saison prochaine. Quant à la ferme, on tuait le cochon, on mettait aussi de ces châtaignes blanchies dans le boudin que l’on dégusterait ensuite avec des pommes du Limousin.
Aujourd’hui, plus beaucoup utilisent ce bouéradou, et on achète les châtaignes déjà blanchies, sur le marché. Elles accompagnent la dinde du réveillon de Noël.

(Georgette Devismes)

 

r22LE VOLCAN DU PITON DE LA FOURNAISE

Je me souviens que j’ai un peu lu un livre de Jules Verne, quand j’étais petite, c’était un gros livre, alors, je ne suis pas allée jusqu’au bout, ce livre s’appelait : Voyage au centre de la Terre. C’était l’histoire dun voyage imaginaire dans les profondeurs d’un volcan.
Depuis, Le volcan m’a toujours fasciné par ce qu’il témoigne de puissance et de couleurs. Longtemps, on a cru qu’un volcan était une montagne qui crachait des flammes et vomissait des torrents de feu.
Avant l’éruption, on entend le rugissement de la terre et on peut  voir de loin de quelle montagne, ce bruit provient, on aperçoit des lumerottes qui voltigent dans le ciel. Les habitants des alentours commencent à fuir et à protéger leurs habitations. Soudain un éclair luit et du cratère immense, l’éruption bondit.
Le volcan vigousse se met en colère et crache des roches fondues par la chaleur, intense qui règne à l’intérieur de la Terre. Cette lave en fusion se répandant comme une chevelure sur les épaules du volcan pourra faire d’énormes, d’énormes dégâts.

(Georgette Devismes)

 

photo_concours_clafoutisLE CIMETIÈRE DE LOUYAT ET SES CÉLÈBRES PLAQUES DE PORCELAINE
JE ME SOUVIENS

Je me souviens que le cimetière de Louyat est le plus grand de France.
Je me souviens qu’il a été créé en 1806.
Je me souviens qu’il est situé au nord de la ville de Limoges et que l’on pourrait l’appeler le « cimetière de la porcelaine ». Il recèle une spécificité bien locale, certaines sépultures portent en effet des plaques funéraires en porcelaine, représentant parfois le défunt dans des paysages verdoyants ou entouré d’anges. Ces éléments d’art funéraire valent le détour.
Je me souviens que des personnalités y sont enterrées comme Léon Betoulle, Louis Longequeue, tous les deux anciens maires de Limoges, mais aussi David et Charles Haviland, fondateurs d’une des plus grande manufacture de porcelaine qui existe encore aujourd’hui. Et, de Camille Vardelle, ouvrier porcelainier tué par l’armée française pendant les grandes grèves des mouvements ouvriers de 1905.
Je me souviens de l’allée de cyprès qui nous permet de le traverser sans s’apercevoir que l’on passe au milieu des tombes.
Je me souviens qu’au moment de la Toussaint, ou de l’anniversaire d’un défunt certains allument des lumerottes sur la tombe de leur cher disparu.
Je me souviens aussi que d’autres peut-être un peu fadas, mettent aussi pour l’occasion de la musique et dansent autour de la tombe.

(Magali Simonnet)

 

photo_concours_clafoutisLES VACHES DU LIMOUSIN

Il y a quelques temps, nous avions écrit un portrait chinois du Limousin. À la question, si le Limousin était un animal, ce serait… Moi, j’avais répondu une vache. La vache à la robe rousse, la vache avec des cornes. Je suis contre cette mode qui consiste à couper les cornes de nos vaches. Depuis que la vache existe, elle a des cornes, alors ! Pourquoi les lui couper ?
Nos vaches font partie du paysage limousin. Elles passent la journée dans leur pré, broutant l’herbe verte et tendre. Le soir venu, certains agriculteurs les rentrent à l’étable, mais certaines dorment dehors, et même quand il drache, elles ne disent rien.
Nos vaches et nos taureaux sont aussi une fois par an, des stars au salon de l’agriculture parisien. Pour les faire monter sur le podium, leurs propriétaires les bichonnent et les coiffent. Nos taureaux limousins, promenant langoureusement une tonne de viande, reçoivent régulièrement des médailles, faisant la fierté de leur éleveur.
Et pourtant, imaginez-vous qu’il y a quelques années, des champagnés, tout en dégustant une bonne entrecôte de veau limousin, ont découvert que les vaches pétaient, et que leurs pets endommageaient la couche d’ozone. Ils en ont donc déduit que nos vaches polluaient l’atmosphère. Telle Arletty, si j’étais une vache limousine,  je leur répondrais : « Atmosphère, atmosphère, moi, j’ai une gueule d’atmosphère » !
Alors après avoir fait de notre Limousin, le pays de la vache à viande, et créé même un parc à son effigie, voilà qu’il faudrait arrêter d’en consommer et surtout ne plus en élever, sans se voir taxer de pollueur.
Alors messieurs les « écolos » et autres « bien-pensants », vous voudriez que nous nous passions de nos vaches ! Mais comment est-ce possible ? Je vous le demande, laissez nos vaches en paix  et occupez-vous de la véritable pollution.

(Michelle Château)

 

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